Immobilier : surestimer son bien peut faire fuir les acheteurs, quand faut-il revoir le prix ?

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Immobilier : surestimer son bien peut faire fuir les acheteurs, quand faut-il revoir le prix ?

Attachement, mauvais calcul ou attente d’une meilleure offre… De nombreux vendeurs peuvent surestimer la valeur réelle de leur bien au moment de le mettre sur le marché immobilier. Une stratégie qui peut compliquer la vente et finir par faire fuir les acheteurs. Voici le meilleur moment pour baisser le prix si le bien ne se vend pas, selon un professionnel du secteur. 

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Fixer le prix de la maison dans laquelle on a vécu pendant des années n’est pas toujours aisé. Les travaux entrepris, les souvenirs accumulés et l’attachement empêchent souvent d’avoir un regard objectif sur la valeur réelle du bien mis en vente. Résultat : de nombreux logements arrivent sur le marché à des tarifs trop élevés. Ils peuvent donc ne pas trouver preneur et il est essentiel de baisser le prix au bon moment.

Mettre son bien à la vente à un prix élevé est une stratégie qui peut parfois s’avérer payante. Mais lorsque le bien ne suscite pas l’intérêt espéré, il faut savoir réagir rapidement. « S’il ne se passe pas grand-chose en quinze jours ou trois semaines, il faut baisser le prix tout de suite ».

L’effet du « bien grillé »

Car pour attirer les acheteurs potentiels, certaines règles doivent être respectées. La nouveauté joue notamment un rôle clé : une annonce qui vient juste de paraître bénéficie d’une forte visibilité auprès des personnes en recherche active. En outre, si cette première exposition ne débouche pas sur une vente, il peut être nécessaire de réduire le prix d’environ 5 %, afin d’apparaître dans les alertes d’un nouveau segment d’acheteurs.

À l’inverse, laisser une annonce plusieurs mois en ligne sans ajuster son prix peut devenir contre-productif, l’effet du « bien grillé » : « ça donne une mauvaise image. L’acheteur se dit : personne n’en veut, je ne vois pas pourquoi ce serait moi qui l’achèterais ». Une situation qui conduit souvent à devoir consentir, ensuite, une baisse de prix encore plus importante.

Cette stratégie d’attente est fréquente chez certains vendeurs, qui espèrent trouver un acquéreur au prix initialement fixé. Une méthode qui peut fonctionner… ou non.

Dans cette situation, mieux vaut ne pas être trop pressé, ce qui est rarement le cas lorsqu’un autre projet dépend de la vente : achat d’un nouveau logement, divorce, mutation professionnelle…